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Zuckerberg a trouvé sa Muse

TML Briefing, l'after work médias & pub par The Media Leader

Vendredi 25 septembre 2026 - #20

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Chaque soir, avant de rentrer, ce que la rédaction retient vraiment de la journée : un édito à chaud, les infos à ne pas manquer, pourquoi ça compte et ce qu'il faut suivre dans les prochains jours, et une nouvelle tech pour la route.

Trouver sa Muse. Hier, McDonald's rêvait de devenir un média. Aujourd'hui, c'est Meta qui rêve de devenir un commerçant. Le chassé-croisé ne manque pas d'ironie : pendant que le roi du burger transforme ses bornes en écrans publicitaires, le roi de la pub sociale s'invente un avenir où son agent IA fait vos courses chez Walmart et encaisse sa commission au passage. La Bourse applaudit, forcément. Pour les annonceurs, la question est moins drôle : si demain c'est une IA qui compare, choisit et achète, à qui faudra-t-il encore faire de la pub ? Plus vraiment à vous, en tout cas. Mark Zuckerberg a déjà tranché : mieux vaut toucher la commission que vendre le spot. Le groupe Muse a signé « Uprising ». Pour la publicité, on penchera plutôt pour « Time Is Running Out »

Bonne lecture et à lundi !
François Quairel
Directeur de la rédaction


Les trois news à ne pas manquer aujourd'hui : ce qu'il s'est passé, pourquoi ça compte et ce qu'il faut suivre dans les prochains jours.

Muse muscle Meta. Meta peut remercier Muse, son tout récent agent d'intelligence artificielle (IA) qui lui a permis de remonter en Bourse et de renouer avec ses sommets de l'été 2025. Hier, le titre a gagné 4,5% après avoir bondi de plus de 11% lundi, sa plus forte hausse en une séance depuis avril 2025. A environ 778 dollars, l'action a regagné près de 50% depuis un plus bas fin mars.

Pourquoi c'est important ? Personne ne semblait y croire… sauf Mark Zuckerberg himself qui a dépensé jusqu’à 145 milliards de dollars cette année dans l’IA. Et vu les résultats de Meta en Bourse, il semblerait qu’il ait eu raison d’y croire. Non seulement il s’impose comme un des nouveaux rois de l’IA, mais en plus, il vient de trouver un nouveau moyen de gagner de l’argent au-delà de la publicité. Voilà quelqu’un qui a fait sien l’adage : mieux vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !

À suivre : Pour l’heure, Muse (l’IA, pas le groupe, vous suivez ?) ne joue qu’en Amérique du Nord. Mais il est fort à parier que son succès outre-Atlantique se répercutera partout où il sera déployé. Un succès international qui devrait avoir des répercussions en Bourse. Sans oublier que Meta va également installer Muse dans ses lunettes connectées et a signé des contrats avec des distributeurs comme Walmart, ouvrant la voie à des commissions sur les achats effectués par l'agent. A terme, Muse remplacera-t-elle ChatGPT ? Attendez, je vais poser la question à Claude !


Voir et être vu. Les opticiens peuvent souffler. Le projet d’interdiction de la publicité pour les dispositifs médicaux d’optique remboursés n’est plus à l’ordre du jour. Une décision largement saluée par le Rassemblement des Opticiens de France (ROF), qui plaidait pour une logique de régulation.

Pourquoi c'est important ? Pour le ROF, cette interdiction aurait eu des conséquences pour les professionnels mais aussi et surtout pour les patients. « Interdire la publicité, revient globalement à interdire les offres, et donc, obligatoirement, il va y avoir une envolée des prix des lunettes », assurait le ROF la semaine dernière, anticipant que « les gens changeront leurs lunettes moins souvent ».

À suivre : Même s’il n’est plus question d’interdire quoi que ce soit, le ROF appelle la profession à jouer collectif pour construire ensemble « un cadre exigeant, lisible et crédible ». Le but ? Mettre en place davantage de régulation pour protéger les patients, s’assurer de bonnes pratiques commerciales et respecter la liberté de communication des professionnels. Preuve de sa bonne volonté, le ROF s’est rapproché de l’ARPP pour élaborer des règles déontologiques spécifiquement adaptées à l’optique.


Vers l’infini et au-delà. Anthropic voudrait lancer rapidement un nouveau modèle IA, avant même son entrée en Bourse prévue mi-octobre, pour répliquer à GPT-6 Astra, le modèle phare d'OpenAI sorti début septembre.

Pourquoi c'est important ? Coup de pression, façon course contre la montre. Selon des données de la plateforme de gestion de dépenses d'entreprises Ramp, GPT-6 Astra capte déjà 13% des dépenses IA des entreprises, contre 8% pour Claude Fable, un chiffre qui écorne l'image de leader incontesté qu'Anthropic s'est construite, un argument précieux pour convaincre les investisseurs à quelques semaines de ce qui pourrait devenir la plus grosse IPO de l'histoire. Le timing a quelque chose d'ironique : c'est le même Dario Amodei qui appelait récemment l'industrie à ralentir le développement de l'IA. Sauf, visiblement, quand il s'agit de sa propre IPO.

À suivre : La date et les caractéristiques de ce futur modèle, et son effet sur l'appétit des investisseurs à l'approche de la mi-octobre.


Tic, tac, tech…

Après le concert d'alarmes des derniers jours, l'ONU tempère. Un comité d'experts réunis à New York balaie le discours du tout ou rien, comme le résume sa coprésidente Maria Ressa, longtemps c'était soit l'apocalypse robotique, soit rien du tout, alors que “la vérité est beaucoup plus nuancée”. Joëlle Barral, de Google DeepMind, va plus loin : “investir dans la peur n'est pas vraiment efficace”. Une pique à peine voilée aux sorties récentes d'anciens d'Anthropic et de Google DeepMind, persuadés que l'IA pourrait “tous nous tuer d'ici la fin de la décennie”. Même Yoshua Bengio, pourtant un des pionniers les plus prudents du secteur, appelle à distinguer ce qu'on sait vraiment de ce qu'on extrapole. Comme quoi, sur l'IA, la nuance a aussi ses défenseurs.

Claude, dessine-moi un graph’ : sur l’usage des chatbots IA.

Selon le Q2 2026 AI Intelligence Report de Comscore, publié à partir d'un panel opt-in de 500 000 à 1 million d'utilisateurs, la part de ChatGPT dans le volume total de prompts est passée de 70% à 50% entre janvier et juin 2026, tandis que ses rivaux progressent rapidement : Gemini a presque doublé sa part, de 17% à 30%, et Claude est passé de 2% à 11% sur la même période.

La revue pressée

« Politico », CNN et MS NOW autorisés à se rendre à la Maison Blanche, après la décision d’un juge de rétablir leur accès - Le Monde


Où et quand suivre le pape dans les médias français - Stratégies


Social Ads : TikTok moins cher que Meta sur le trafic et les leads, selon Metricool - CB News


Bauer Media Outdoor prolonge de 20 ans son contrat avec la Ville de Gand et étend son offre DOOH - The Media Leader BE

30 septembre : Comment mesure-t-on concrètement l’efficacité publicitaire ? L’IREP vous invite à la présentation de la 2e édition de “L’essentiel de l’efficacité publicitaire : les mesures d’efficacité et avancées”, une publication inédite issue de 6 mois d’un travail collaboratif avec plus de 50 experts du marketing, de la communication et des médias. Plus d’infos.


14 octobre : Le Connected TV Paris Summit revient pour sa troisième édition ! Cet événement met en lumière le contexte du marché de la CTV, la stratégie commerciale des régies et des marques, les stratégies de distribution, l’innovation des services et les avancées technologiques pour aider les dirigeants de la télévision, des plateformes, des agences et les annonceurs à exploiter de nouvelles opportunités et à relever les défis de l’attention et de la fragmentation des audiences. Plus d’infos.


💡 Rendez-vous lundi dès 00h10 dans Première édition avec l’interview de Constance Benqué (Alliance de la Radio et Lagardère News).


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